Synthiz pour les consultants
Synthiz absorbe la documentation d’un secteur — rapports, webinaires, podcasts métier, presse spécialisée — et en sort des synthèses sourcées et reliées. Sa recherche vous rend le chiffre exact d’un rapport lu il y a trois mois.
Le problème : vendre une expertise qu’il faut acquérir en une semaine
Un consultant vit d’un décalage inconfortable : le client achète une expertise sectorielle, la mission commence lundi et le secteur, vous le découvrez. Trois jours pour parler distribution pharmaceutique ou tarification de l’énergie comme quelqu’un qui en vit depuis dix ans.
Le matériau existe pourtant, et il est public : études de marché, rapports de régulateurs, notes d’analystes, webinaires de fournisseurs, podcasts métier, presse spécialisée. Le problème n’est pas la rareté mais le débit : personne n’absorbe 400 pages et six heures de conférences en un week-end en gardant la trace de qui a dit quoi.
Deuxième problème, plus coûteux à l’échelle d’un cabinet : rien ne capitalise. La compréhension acquise part dans un deck rangé sur un SharePoint, ou nulle part, et six mois plus tard quelqu’un refait le même travail sur un client voisin. Notion ou Confluence stockent les livrables, pas la compréhension qui les a produits.
Le workflow concret avec Synthiz
- Ouvrez une mémoire au lancement de la mission, nommée par secteur plutôt que par client : « Distribution B2B agroalimentaire » capitalise mieux que « Mission ACME phase 2 ».
- Chargez le corpus de cadrage : rapports sectoriels en PDF, presse spécialisée par lien, webinaires et tables rondes en vidéo, podcasts d’analystes. L’extension Chrome enregistre en un clic la page ouverte et capture au besoin le transcript des vidéos YouTube — un webinaire d’une heure entre dans votre base pendant que vous le suivez.
- Cherchez depuis l’extension, en pleine visio. Un intervenant avance un chiffre que vous croyez avoir déjà lu : le panneau de recherche interroge votre base sans quitter l’onglet et affiche l’extrait autour du terme cherché. La réponse est à l’écran, sans liste de résultats à parcourir.
- Abonnez-vous aux flux structurants : RSS du régulateur, chaîne YouTube du salon professionnel, podcast de référence. La synchronisation est automatique — heure, 6 heures ou jour — et le contenu arrive déjà traité.
- Lisez les synthèses pour cartographier, pas pour tout retenir : le vocabulaire du secteur, les acteurs en présence, les chiffres qui reviennent.
- Utilisez l’analyse croisée sur les sources contradictoires. C’est là qu’est la matière d’un livrable : deux cabinets qui projettent des croissances opposées, un angle mort que tout un secteur partage — souvent le cœur d’une recommandation.
- Écrivez vos pensées au fil de l’eau — hypothèse de diagnostic, question pour le comité de pilotage, contradiction à vérifier —, chacune adossée aux sources qui la fondent.
- Vérifiez avant de mettre un chiffre dans un slide. Les citations horodatées ramènent au passage exact : un clic, et vous savez si la source dit vraiment ce que la synthèse en a tiré.
- Exportez en Markdown ou en PDF vers votre note de cadrage ou votre deck.
Retrouver le chiffre vu il y a trois mois
Le comité de pilotage est dans quarante minutes et il manque une référence. Vous êtes certain d’avoir lu un ordre de grandeur sur la marge du secteur — dans une étude, un webinaire ou une note d’analyste, impossible de dire lequel, et le terme exact du document vous échappe.
C’est la faille classique du second cerveau. Obsidian, un Zettelkasten, un Notion bien tenu excellent à faire penser et à relier des idées. Leur point faible est la récupération : retrouver la source d’une idée trois missions plus tard suppose de se rappeler le vocabulaire de l’époque, ou d’avoir tenu une taxonomie de tags — ce que ne fait pas quelqu’un qui change de secteur tous les trimestres.
Synthiz conserve la mise en relation et traite la récupération comme un problème distinct. La recherche combine une couche sémantique, qui retrouve un passage par le sens sans exiger les mots du document, et une couche lexicale en texte intégral pour les sigles, noms d’acteurs et valeurs chiffrées ; les deux scores sont fusionnés. La pertinence ne repose pas sur un seuil fixe mais sur l’écart d’un document à la distribution de sa propre requête, doublé d’un minimum absolu. Vous retrouvez donc la bonne étude en décrivant l’idée avec vos mots, et quand le corpus ne contient rien, la recherche répond zéro plutôt que trois documents voisins — ce qui évite de sourcer un slide sur un document qui ne dit pas ce que vous croyez.
Ce que ça change concrètement
| Étape de mission | Avant | Avec Synthiz |
|---|---|---|
| Cadrage sectoriel | 3 à 5 jours de lecture non facturés | Corpus dépouillé, vocabulaire acquis plus vite |
| Webinaire d’une heure | Rarement regardé | Transcrit et résumé automatiquement |
| Sourcer un chiffre du deck | Recherche a posteriori dans les PDF | Citation horodatée depuis le concept |
| Mission suivante, même secteur | Repart de zéro | Mémoire existante à réactiver |
| Contradictions entre études | Repérées si on a de la chance | Sorties par l’analyse croisée |
Le bénéfice le plus tangible est financier : le temps de cadrage est rarement refacturable en totalité, et le réduire augmente la marge de la mission sans toucher au prix de vente.
Les limites honnêtes
Synthiz ne remplace pas l’expertise. Il compresse le temps d’accès à l’information publique, pas les réflexes de terrain ni les vingt entretiens qui font qu’un consultant chevronné sait où regarder. Un client s’en aperçoit vite.
Ce n’est pas un outil de travail d’équipe. Ni bibliothèque partagée à l’échelle du cabinet, ni droits par mission, ni rôles : la capitalisation est individuelle. Un fonds commun à plusieurs consultants demande autre chose.
La confidentialité client est votre responsabilité. Les contenus sont traités par des services d’IA tiers : un rapport public ne pose pas de question, les données d’un client sous NDA dépendent de ce que vous avez signé.
Ce n’est pas un outil de production de livrables. Ni modèles de deck, ni mise en page, ni génération de slides : Synthiz s’arrête à la matière et vous exportez vers PowerPoint.
Ce n’est pas un outil d’analyse quantitative. Modéliser un business plan ou retraiter des comptes reste le travail d’Excel : Synthiz traite du texte, de l’audio et de la vidéo, pas des tableurs.
La qualité dépend du corpus. Sur un secteur peu documenté publiquement, dont le savoir circule en entretien, l’outil apporte peu.
Questions fréquentes
- Puis-je séparer les connaissances d’un client de celles d’un autre ?
- Oui. Une mémoire est un espace thématique indépendant : une mission, un secteur, un client. Les sources et la synthèse restent dans leur mémoire, ce qui évite le mélange entre deux comptes.
- Est-ce que je peux mettre les documents confidentiels d’un client dedans ?
- À évaluer avec votre engagement de confidentialité. Les contenus passent par des services d’IA tiers pour la transcription et la synthèse. Pour un corpus public — presse, rapports, réglementation, webinaires — la question ne se pose pas ; pour des données client, vérifiez d’abord ce que votre NDA autorise.
- Que reste-t-il d’une mission une fois terminée ?
- La mémoire de la mission reste consultable : ses sources, ses synthèses, et vos pensées, c’est-à-dire vos propres analyses adossées aux sources. C’est ce fonds qui rend la mission suivante sur le même secteur beaucoup plus rapide.
Publié le 05/09/2026